Wiñayataqui ("Ce qui se perpétue")

26 – 27 mars, la saison 2011 est lancée !

Nous en prenons maintenant un peu l’habitude : il nous faut intégrer le fait qu’à force de travail et de rassemblements, les week-ends de stages, se déroulent un peu à la carte, quand à la fréquence des participations. C’est la matérialisation de ce que nous proposons aux stagiaires : nul n’est forcé de venir à chaque stage, et c’est bien ainsi, à partir du moment où le nombre de stagiaires est suffisant pour amortir les frais fixes inhérents à chaque week-end (de 10 à 12 stagiaires) sans majorer la participation demandée à chacun qui doit rester modeste.

Cela est maintenant aussi devenu possible, compte tenu du niveau acquis dans le temps par un  « noyau dur » de fidèles qui peuvent à tout moment se greffer sur un week-end, et intégrer le cercle.

C’est aussi possible grâce au travail besogneux que nous avons assuré avec le concours de notre « mentor » pour éditer et transmettre les tablatures de tous les nouveaux morceaux. Ce travail nous est apparu nécessaire, et, est une évolution du travail initial de Julio et Carlos, qui avaient en leur temps fait transcrire les partitions d’une vingtaine de morceaux, (les standards et les morceaux travaillés lors des premiers stages). Nous avons pris en compte, qu’une majorité de participants ne déchiffre pas, et que nous n’avions pas, réunis, le savoir faire et le temps, pour poursuivre sur le mode de l’écriture musicale. Cela dit si quelque volontaire se sent des dispositions nous sommes preneurs, même si cette musique de tradition purement orale se transmet fort bien « de bouche à tuyau » et « de tuyau à oreilles ». Cela étant, nous avons fait un rapide calcul, et nous approchons les 35 morceaux travaillés, depuis le début des stages Wiñayataqui

Pour finir ce long préambule notons encore que les stages sont toujours ouverts à des novices, que les « anciens » sont très accueillants et coopérants pour des pratiquants non aguerris. Néanmoins, pour de « grands débutants » il conviendrait, après une approche de découverte, de cultiver leur technique en parallèle, dans des ateliers par exemple, et à ce sujet, nous avons la confirmation avec Sybille et Ludivine présentes en ce 26 mars, que deux années suffisent pour acquérir un niveau très correct et accéder aux morceaux les plus complexes. Nous profitons aussi de l’occasion pour relancer un « appel à débutants » pour les ateliers de Bourg le Valence, la rentrée prochaine pouvant être le prétexte à former de nouveaux aficionados, tout en dynamisant le petit groupe actuel.

Pour ce qui concerne le week-end, nous étions un groupe homogène de 10 stagiaires plus Julio. Après le plaisir des retrouvailles, le programme était défini comme suit :

  • Renforcer les dernières acquisitions de 2010
  • Travailler à établir un répertoire en vue du 1er mai où les assidus des stages Wiñayataqui vont se retrouver au corso de Châteauneuf sur Isère (siège de l’association Kantuta) pour défiler au milieu de chars et de fanfares avec l’intention bien arrêtée de se faire entendre. Des renforts sont attendus et l’on devrait être une bonne quinzaine……avec le « Patron » ! Attention, pour les hésitants, il pourrait bien y avoir un challenge à la clef ! Nous en reparlerons en temps voulu.

Après quelques exercices pédagogiques dont il a le secret, Julio nous proposait un long travail de remémorisation sur la Diane et Virgencita Candelaria, « mariées » avec San Miguel.

Puis nous enchaînions avec un montage Jacha Uru, version traditionnelle, lié à Sankayo Pankara, pour clôturer sur un Italaque travaillé fin 2010 : Amaneceres Fiesta de Italaque.

Je ne reviendrai pas sur nos maintenant traditionnelles agapes, au cours de repas gastronomiques et raffinés (encore merci à tous de se surpasser à chaque fois), ainsi que sur notre incontournable Peña libre.

Dimanche pour la journée révision, six d’entre nous faisaient de la résistance et ça « moulinait » à tout berzingue ; nous allions repasser une partie de « ceux de la veille » en y ajoutant un petite dose de quinte, et comme il restait du temps et que nous étions passés à l’heure d’été, nous avons enchaîné sur Loco Palla Palla complété par Santiago de Waata, et un montage de deux Kantu : Machulas K’antu et Khori Poncho.

Vous aurez peut-être compris qu’en vue de notre défilé, nous nous sommes attachés à peaufiner les enchaînements de morceaux. Mais n’en jetez plus ! Un peu vidés, mais repus de notes, nous nous séparions, non sans nous être donné rendez-vous pour les 16 et 17 avril pour une ultime révision à « Chatu », à laquelle vous êtes tous conviés. (Vous avez même petits veinards, le répertoire pour bosser !)

Intiwatana aura entre temps donné le 9 avril, un nouveau concert en l’église Saint Pierre de Bourg les Valence, qu’on se le dise !

Hasta luego