Intiwatana

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mercredi, décembre 21 2011

Bilan du sixième et ultime Week-end 2011 de Stage Wiñayataqui

Wiñayataqui ("Ce qui se perpétue")


Il nous restait à finir en beauté cette campagne de stages 2011, et ce fut fait et bien fait. Les circonstances allaient donner un petit coup de pouce, puisque ce dernier rendez-vous 2011 coïncidait avec un anniversaire : celui de l’auteur de ces lignes !

20111119_15.30_011.JPGPour la circonstance, nombreux furent les sicuristes à vouloir être de la fête, d’autant plus que Martine avait voulu me faire la surprise de la soirée du samedi. Et pour une surprise ce fut réussi, puisqu’à la vingtaine d’amis souffleurs, vint s’ajouter une cinquantaine de proches amis et famille, invités en catimini et en toute discrétion à rejoindre la salle municipale du village voisin de Charpey vers laquelle se transporta tout « le stage » sous un prétexte fallacieux, pour ne pas éveiller mes soupçons (merci Mr le maire malgré vous !)

Je ne m’attarderai pas trop sur cet évènement très personnel, si ce n’est pour préciser si besoin était, qu’il fut placé sous l’égide de la musique (la bonne musique ! et encore merci à tous) de l’émotion et de la gaité. Merci à tous d’être venus partager cet instant, que vous soyez venu de près, ou de plus loin (hommages aux parisiens).

Le stage fut en ce qui le concerne une bonne conclusion musicale de la saison 2011, stage après stage, le sillon se creuse inexorablement, dans lequel se sèment les belles récoltes à venir ! En d’autres termes, le répertoire se consolide patiemment, et les morceaux notes après notes, tubes après tubes, arrivent à maturité, aboutissement d’un travail de longue haleine.

Lors de ce dernier week-end, une touche finale a été mise sur la Virgencita candelaria et la Diane, sur Dos sicuris dans sa plus récente version, Jacha Uru version trad, (déjà bien avancés au mois d’octobre) sur Ilavenita, et sur le Suri Cariquima.

Même si certains de ces morceaux, ont déjà été appris et joués lors de divers évènements, nous nous attachons à ne "larguer" personne en chemin, et à l’issue de cette saison, chaque ami souffleur passé par la Drôme est en capacité de s’intégrer au collectif, et ceci est important pour la cohésion du groupe et les plaisirs futurs.

Voila de belles choses engrangées pour l’hiver ; vivement l’année 2012, avec sont lot de musiques partagées, de moments conviviaux, de bonnes rigolades et de franches amitiés qui ne manqueront pas de refleurir dès le printemps revenu.

Hasta luego y feliz navidad


samedi, octobre 29 2011

Bilan du cinquième Week-end 2011 de Stage Wiñayataqui

Wiñayataqui ("Ce qui se perpétue")


Retour aux sources, ou plus exactement à  « La Perelle » à Chatuzange, chez notre amie Geneviève pour cette avant dernière étape 2011 de nos rencontres Wiñayataqui.

20111015_23.44_018.JPGPour la circonstance, carton plein si j’ose dire : nous étions 24 avec « el Maestro Julio » samedi matin, Geneviève affichant complet en ce qui concerne l’accueil nocturne, avec pour conséquence un exceptionnel taux de présence le dimanche, encore 20 stagiaires en piste ! Il était donc naturellement évident que nous mettions à profit cette circonstance favorable, compte tenu du nombre, pour axer le travail sur les harmonisations, avec tierces quintes et octaves.

Le samedi matin nous avons plus particulièrement travaillé des exercices allant crescendo dans la difficulté, afin de mieux maîtriser les syncopes et les enchaînements, des morceaux prévus l’après-midi et le lendemain : la Diane et Virgencita Candelaria, une version nouvelle de Dos Sicuris une version traditionnelle de Jacha Uru, autant de morceaux déjà travaillés, mais jamais en si grand groupe. Cela a permis à ceux qui les connaissaient déjà d’en approfondir la connaissance et à quelques autres de les découvrir. L’intérêt principal étant, comme énoncé précédemment, de structurer l’harmonisation en se « vissant » les voix dans les oreilles.

Dimanche avant de nous quitter, nous accédons à un souhait formulé par nos amies savoyardes en exécutant un retentissant « San Miguel »

Encore une fois, la gastronomie était à l’honneur lors de ce stage grâce à l’investissement de chacun, et la Peña libre du samedi faisait une place à tous, pour un plaisir partagé.

Merci à Armelle, Magali et Christian de retour de Bolivie pour leur délicate attention sous forme d’un petit souvenir remis à chaque stagiaire, et mention particulière à Marie-France pour le succulent gâteau au chocolat, spécial San Miguel.

Une ébauche de ce que pourrait-être la saison prochaine se dessine, et à travers quelques échanges informels se précisent quelques projets. Nous vous informerons en temps voulu. En attendant rendez-vous est pris pour la clôture 2011 les 19 et 20 novembre à Chatuzange.


mercredi, juillet 6 2011

Bilan du quatrième Week-end 2011 de Stage Wiñayataqui

Wiñayataqui ("Ce qui se perpétue")


Après Hauteville Gondon en mai, Allevard en juin : l’association Kantuta pour rester fidèle à sa démarche d’ouverture, renouvelait l’expérience de l’an dernier, en allant au devant de nos amis Grenoblois, qui répondaient présents à l’appel en nombre.

25_-_26_juin_2011__5_.JPGComme l’an passé, nous étions 20 « accros » à l’heure du top départ, samedi à 10 heures. Comme l’an passé, Magali mettait à notre disposition un chalet précisément adapté à l’évènement, et comme l’an passé, l’astre solaire faisait feu de tout bois. Mais comme le faisait remarquer le coach : comment aurait-il pu en être autrement, à la date précise ou par delà l’Océan, à Cuzco, se déroulent les fêtes de l’Inti Raymi ;

Pour ce stage,  « Mr Julio » avait prévu révision et perfectionnement au programme. D’une part les « petits nouveaux » bossés en mai méritaient d’être peaufinés (et certains stagiaires présents à Allevard, n’étaient pas en Savoie), et d’autre part il faut entretenir notre répertoire si valeureusement acquis au fil des stages. Pour Cariquima, nous allions y passer une bonne partie du samedi : il faut dire que le « plat est copieux »et que Julio avait revu et affiné la tablature, ce qui allait permettre aux quelques absents de mai de raccrocher les wagons tout en étant portés par le collectif. Pour en arriver là : une longue séance de technique d’échauffement aux Suris, et la révision rapide de notre vieux « suri sikuri »….C’est vrai, on maîtrise mieux, et on peut commencer à rajouter des voix.

Changement de troupes pour un peu de détente avec « Amaneceres fiesta de Italaque » et fin de journée consacrée à la révision de la « Diane » et de la  « Virgencita candelaria » où la encore la masse du collectif, allié à un travail rapide et efficace de déchiffrage fractionné, amenait le groupe à une exécution d’une haute teneur énergétique…….On va le dire comme ça ! San Miguel enfin, nous menait sans coup férir à l’apéritif du soir et aux habituelles découvertes gastronomiques, mais nous avions tous une petite dent creuse !

Peña du soir, bien sûr, ou l’on essaye toujours de rassembler de vieux souvenirs de répertoires oubliés, et puis un peu de sommeil tout de même !

Le dimanche vers dix heures tout le monde sur le pont, ou plutôt devant le chalet avec un temps radieux de circonstance. Après de nouveaux exercices de tempo pour déplier nos « p’tits poumons » nous revenions sur « Cariquima » pour bien enfoncer le clou ! Suivait une révision de « Ilavenita » bienvenue avec là aussi, quelques retouches sur la tablature. Armelle enfin en cadeau de « despedida », nous gratifiait d’un « Ayarachi », mais elle avait raison de faire cette requête au « Maestro » : nous n’avions pas rejoué ce morceau depuis Avignon 2010, pour ceux qui avaient eu la chance d’y être. Nous prenions le temps d’une dernière pause repas, avant de nous séparer à regret en nous donnant rendez-vous pour les 15 et 16 octobre en Drôme dans le cadre accueillant de « La Pérelle » à Chatuzange.


dimanche, juin 5 2011

Bilan du troisième Week-end 2011 de Stage Wiñayataqui

Wiñayataqui ("Ce qui se perpétue")


20110528_12.58_001.JPGAh qu’il y avait longtemps que nous n’étions pas venus chez nos amis savoyards ! En ces 28 et 29 mai, cap sur Hauteville Gondon (73) pour un week-end illuminé de soleil et d’air pur, sous l’égide de l’association Kantuta, décentralisé en la circonstance chez nos amis savoyards. 16 Stagiaires au rendez-vous, quelques têtes que nous n’avions pas vues depuis fort longtemps et retrouvions avec grand plaisir, et des « fidèles » qui traverseraient la France pour un partage, que dis-je, une communion, musico-gastronomique ? De toute façon « si tu ne vas pas à Lagardère, Lagardère viendra à toi ! » Alors bonjour « Bourg les Maurice » ! Au passage un petit coucou à notre ami Philippe Paysserand avec qui nous aurions été heureux de lever nos verres, tant pis, ce sera pour une autre fois !

Côté musique, Notre ami Julio avait quelques idées bien arrêtées :

Le samedi

  • Travailler avec les Suris, ce qui n’est pas l’exercice préféré de bon nombre d’entre nous ; une raison peut-être à cela, est la technique particulière du suri sikuri, qui conduit à une hyperventilation physiquement éprouvante, si mal maîtrisée. La conclusion de la séquence Suris, étant le travail d’un morceau original « cariquima » qui demandait beaucoup d’attention pour la mémorisation, à un moment où nos énergies déclinaient.
  • Il était temps de passer à un peu de révision, avant saturation, et nous reprenions un Italaque qui nous est cher : « Amaneceres Fiesta de Italaque »

Ceci nous conduisait jusqu’à l’apéritif et au traditionnel repas gastronomique, conçu pour la circonstance par nos hôtes du week-end, avec quelques spécialités du cru ! Traditionnelle Peña aussi avant un repos bien mérité.

Le dimanche

  • Un peu de San Miguel pour le « fun »
  • Un long travail technique sur un morceau connu mais non travaillé encore en stage « Ilavenita », et sans tablature, s’il vous plait !
  • Retour sur « cariquima » avec plus de légèreté et l’acquis de la veille….Facile….Enfin presque !

13h30 : fin du programme musical, ultime collation partagée, avec encore quelques bonnes surprises, puis vers 16h un départ échelonné des participants, avec pour la majorité d’entre eux la perspective de retrouvailles musicales fin juin à……Allevard (les 25-26) ! Au revoir la Savoie, Bonjour l’Isère !

Nous y serons nous aussi…..Et peut-être reparlerons nous du Carnaval de Dunkerque ! Pas Rio, ni Oruro, non non, Dunkerque ! hasta luego !


vendredi, avril 29 2011

Bilan du deuxième Week-end 2011 de Stage Wiñayataqui

Wiñayataqui ("Ce qui se perpétue")

IMG_1455.JPG Chatuzange 16-17 avril

Je ne m’attarderai pas trop sur ce second week-end, dans la mesure où la principale motivation des présents était explicite : sur 12 présents, 11 seront de la fête à Châteauneuf sur Isère le 1er mai.

Le contenu du programme de ce week-end en a découlé tout naturellement sous la houlette d’un Coach en forme, bien qu’arrivé pour l’apéro du samedi midi sans avoir beaucoup dormi, en provenance directe de Vendôme, où il donnait un concert la veille au soir.

Les objectifs, étaient de travailler les enchainements entre les morceaux prévus au répertoire de ce 1er mai, avec quelques aménagements par rapport aux prévisions initiales :

  • Machulas Kant’u et Khori poncho
  • Jacha Uru et Sankayo Pankara
  • La Diane et Virgencita Candelaria
  • Loco Palla Palla – Santiago de Waata et San Miguel
  • Amaneceres Fiesta de Italaque et Recuerdos de Calahuayo

Voila de quoi tenir un bon défilé ! N’est-ce pas ?

Pour le reste, stage dans la bonne humeur habituelle, un temps radieux avec Barbecue à l’appuie, une peña libre au cours de laquelle Nono va nous donner l’aubade, et nous montrer ses immenses progrès à la Kena accompagnée par un aréopage de musiciens aux talents variés, tombés sous le charme !

Rendez vous est pris pour un maximum d’entre nous, le samedi 30 avril, chez la trésorière de l’association Kantuta pour « bichonner » encore le répertoire du lendemain, et….. pour la « préparation et mise en condition psychologique » !

samedi, avril 2 2011

Bilan du premier Week-end 2011 de Stage Wiñayataqui

Wiñayataqui ("Ce qui se perpétue")

26 – 27 mars, la saison 2011 est lancée !

Nous en prenons maintenant un peu l’habitude : il nous faut intégrer le fait qu’à force de travail et de rassemblements, les week-ends de stages, se déroulent un peu à la carte, quand à la fréquence des participations. C’est la matérialisation de ce que nous proposons aux stagiaires : nul n’est forcé de venir à chaque stage, et c’est bien ainsi, à partir du moment où le nombre de stagiaires est suffisant pour amortir les frais fixes inhérents à chaque week-end (de 10 à 12 stagiaires) sans majorer la participation demandée à chacun qui doit rester modeste.

Cela est maintenant aussi devenu possible, compte tenu du niveau acquis dans le temps par un  « noyau dur » de fidèles qui peuvent à tout moment se greffer sur un week-end, et intégrer le cercle.

C’est aussi possible grâce au travail besogneux que nous avons assuré avec le concours de notre « mentor » pour éditer et transmettre les tablatures de tous les nouveaux morceaux. Ce travail nous est apparu nécessaire, et, est une évolution du travail initial de Julio et Carlos, qui avaient en leur temps fait transcrire les partitions d’une vingtaine de morceaux, (les standards et les morceaux travaillés lors des premiers stages). Nous avons pris en compte, qu’une majorité de participants ne déchiffre pas, et que nous n’avions pas, réunis, le savoir faire et le temps, pour poursuivre sur le mode de l’écriture musicale. Cela dit si quelque volontaire se sent des dispositions nous sommes preneurs, même si cette musique de tradition purement orale se transmet fort bien « de bouche à tuyau » et « de tuyau à oreilles ». Cela étant, nous avons fait un rapide calcul, et nous approchons les 35 morceaux travaillés, depuis le début des stages Wiñayataqui

Pour finir ce long préambule notons encore que les stages sont toujours ouverts à des novices, que les « anciens » sont très accueillants et coopérants pour des pratiquants non aguerris. Néanmoins, pour de « grands débutants » il conviendrait, après une approche de découverte, de cultiver leur technique en parallèle, dans des ateliers par exemple, et à ce sujet, nous avons la confirmation avec Sybille et Ludivine présentes en ce 26 mars, que deux années suffisent pour acquérir un niveau très correct et accéder aux morceaux les plus complexes. Nous profitons aussi de l’occasion pour relancer un « appel à débutants » pour les ateliers de Bourg le Valence, la rentrée prochaine pouvant être le prétexte à former de nouveaux aficionados, tout en dynamisant le petit groupe actuel.

Pour ce qui concerne le week-end, nous étions un groupe homogène de 10 stagiaires plus Julio. Après le plaisir des retrouvailles, le programme était défini comme suit :

  • Renforcer les dernières acquisitions de 2010
  • Travailler à établir un répertoire en vue du 1er mai où les assidus des stages Wiñayataqui vont se retrouver au corso de Châteauneuf sur Isère (siège de l’association Kantuta) pour défiler au milieu de chars et de fanfares avec l’intention bien arrêtée de se faire entendre. Des renforts sont attendus et l’on devrait être une bonne quinzaine……avec le « Patron » ! Attention, pour les hésitants, il pourrait bien y avoir un challenge à la clef ! Nous en reparlerons en temps voulu.

Après quelques exercices pédagogiques dont il a le secret, Julio nous proposait un long travail de remémorisation sur la Diane et Virgencita Candelaria, « mariées » avec San Miguel.

Puis nous enchaînions avec un montage Jacha Uru, version traditionnelle, lié à Sankayo Pankara, pour clôturer sur un Italaque travaillé fin 2010 : Amaneceres Fiesta de Italaque.

Je ne reviendrai pas sur nos maintenant traditionnelles agapes, au cours de repas gastronomiques et raffinés (encore merci à tous de se surpasser à chaque fois), ainsi que sur notre incontournable Peña libre.

Dimanche pour la journée révision, six d’entre nous faisaient de la résistance et ça « moulinait » à tout berzingue ; nous allions repasser une partie de « ceux de la veille » en y ajoutant un petite dose de quinte, et comme il restait du temps et que nous étions passés à l’heure d’été, nous avons enchaîné sur Loco Palla Palla complété par Santiago de Waata, et un montage de deux Kantu : Machulas K’antu et Khori Poncho.

Vous aurez peut-être compris qu’en vue de notre défilé, nous nous sommes attachés à peaufiner les enchaînements de morceaux. Mais n’en jetez plus ! Un peu vidés, mais repus de notes, nous nous séparions, non sans nous être donné rendez-vous pour les 16 et 17 avril pour une ultime révision à « Chatu », à laquelle vous êtes tous conviés. (Vous avez même petits veinards, le répertoire pour bosser !)

Intiwatana aura entre temps donné le 9 avril, un nouveau concert en l’église Saint Pierre de Bourg les Valence, qu’on se le dise !

Hasta luego

vendredi, décembre 10 2010

Bilan du cinquième Week-end 2010 de Stage Wiñayataqui

Wiñayataqui ("Ce qui se perpétue")

Les 27 & 28 novembre s’est déroulé l’ultime rendez-vous des stages Wiñayataqui 2010. 14 participants étaient présents. Seul manquant à l’appel, une fois n’est pas coutume, Julio, « el maestro », pour cause de « ratage de TGV » ! (cf : TGV : des trains pas comme les autres !)

Avec quelques excuses, puisque retenu par ses obligations la veille au soir sur Paris, il ne devait arriver qu’en ce samedi matin au premier train…..Ce ne fut qu’au second ! Un mal pour un bien…. ? Ma fois, c’était l’occasion pour les stagiaires de démontrer toutes leurs capacités d’adaptation et leur maturité, en se mettant au boulot sous le régime de l’autogestion, en révisant deux des morceaux vedettes du stage précédent :

  • Amaneceres fiesta de Italaque
  • Aima

A son arrivée « El maestro » eut juste le temps de s’échauffer un peu avec les stagiaires avant que l’heure de l’apéritif ne sonne.

20101127_19.02_008.JPGLe programme de l’après midi, était plus copieux : il s’agissait de mettre en place « la Diane et la Virgencita candelaria » morceaux qui avaient été ébauchés en « comité » restreint lors du dimanche du stage d’avril. C’est une mise en place progressive, avec des coupures pour reprendre notre souffle tout d’abord, et pour déchiffrer et mettre en tablature, car il n’est pas question de laisser quiconque en chemin, et les supports écrits sont une aide précieuse pour ne pas perdre contact avec les « locomotives » du collectif. (Tiens ! encore une histoire de trains !)

Les heures tournent et vient le temps de la raclette tant attendue, et je ne parle pas du reste, solide et liquide, qui devient une tradition de nos week-ends. Geneviève s’est jointe à nous, et lors de la Peña, elle va s’appliquer à nous rappeler, qu’à part être notre hôtesse, elle est aussi musicienne et chanteuse de talent. Beaucoup « d’impro » pour une soirée de fin de cycle, ou « on se lâche un peu ».

8 accros se retrouvent le dimanche matin pour approfondir le travail de la veille, et se faire un petit plaisir, en bossant au pied levé un Huayno de « chez standard » et néanmoins bien pêchu « Ilaveñita ».

Conclusion en forme de bilan (ou l’inverse…) :

Ce week-end de clôture avec une participation tous niveaux, vient ici à point pour rappeler et souligner, l’excellent état d’esprit, et l’esprit tout court, qui anime nos rencontres. Il se manifeste dans la solidarité que l’on constate à chaque occasion, entre anciens et nouveaux, débutants et confirmés, dans l’application de chacun pour rester dans la dynamique du collectif et au service de tous, et dans la saine émulation qui perdure d’un stage à l’autre.

Julio, notre coach, est pour beaucoup dans la permanence de ces valeurs, voulues et soutenues par l’association Kantuta. Rappelons que l’association, (à but non lucratif, je le rappelle ici) n’a d’autres desseins dans son rôle de diffusion de la culture et de la musique, que de fédérer des aficionados de musique traditionnelle, au sein d’un pôle vivant et ouvert, pratiquants aguerris ou non, sans exclusive dans la mesure ou ils adhèrent à ces valeurs. Nous veillerons à en être les garants, en rappelant au seuil de la prochaine saison quelques règles cadres (si, si, si, il en faut quelques unes) propres à nous permettre d’avancer et progresser encore et à préserver la précieuse collaboration de notre ami Julio. Nous continuerons à préparer avec lui, dans le mois qui précède et le vendredi soir avant le stage, les contenus, supports pédagogiques et projets en fonction des séances antérieures et aussi du profil des inscrits.

Nous savons bien qu’ailleurs, en France et au-delà, d’autres suivent les mêmes routes, peut être avec des objectifs et motivations différents ; nous avons déjà tissé des liens avec certains et fait quelques rencontres avec d’autres. (Amitiés à tous au passage, et en particulier à nos amis de Paris)

Nous ne perdons pas de vue que les équilibres sont par définition fragiles, et que la force de notre identité ne peut être qu’un plus, dans la perspective de lendemains qui chantent, où plutôt qui soufflent et sifflent ! Il fait partie des projets d’aller plus avant, toujours dans l’esprit d’ouverture, et de rencontre….Qui sait, à moyen terme de changer de continent en tant que collectif Wiñayataqui, pour mêler nos souffles à d’autres souffles, nos voix à d’autres voix, et bien sûr nos rires à d’autres rires.

Des précisions vous seront données sur ce site en début d’année 2011, à propos du programme des réjouissances (ainsi que sur le calendrier d’Intiwatana)

Bonnes fêtes de fin d'année à tous les stagiaires.

mardi, octobre 26 2010

Bilan du quatrième Week-end 2010 de Stage Wiñayataqui

Wiñayataqui ("Ce qui se perpétue")

Comme cela avait été convenu, le quatrième stage Wiñayataqui a eu lieu les 9 et 10 octobre à Chatuzange chez notre amie et hôtesse Geneviève Judes, qui absente en ce week-end, nous avait confié les clefs de son beau « Château ».

19 stagiaires au rendez-vous le samedi matin, et un peu de mal à se mettre en train après la coupure estivale, chacun ayant beaucoup de choses à raconter. En outre des liens solides commencent à unir maintenant nombre d’habitués. L’entame collation-café se prolongea donc au-delà de 10 heures, le temps pour Tupac et Sébastien de se joindre à nous, avec quelques excuses à faire valoir puisqu’arrivant de Marseille. Six drômois, nos deux gapençais fidèles, une forte délégation de grenoblois et région, et nos deux amies de « Bourg les Maurice » (Nono comprendra !) composaient la troupe.

El Maestro Julio allait pouvoir commencer à officier, et son choix se portait sur les Suris, pour mettre tout le monde en condition. De fait, aux montées allaient succéder les descentes, croisées, alternées, lentes, rapides, notes simples, doubles , multiples, combinées, je m’arrête là, le souffle coupé !

oct_2010_07.jpgTout bon sikuriste qui se respecte, sait que c’est dans ce cheminement initiatique, dans la souffrance du souffle court, des crampes qui montent le long des côtes, des étoiles qui passent devant les yeux, et du diaphragme qui vous torture les poumons jusqu’au creux du plexus, que se forgent la meilleure technique et les joies futures que l’on va savourer par l’enchevêtrement des notes et des harmonies. « Il faut savoir souffrir pour être beau », me disait mon grand-père, quand il se faisait un plaisir de m’emmener chez le coiffeur de mon quartier : pensez, rester sage ½ heure à attendre mon tour, puis à nouveau ½ heure sans bouger un cil « sinon il va te couper l’oreille ! » rajoutait-il d’un faux air de sévérité ; pour moi, tout gamin, l’épreuve était rude ! Cela dit, attention, soyons clairs : pas de maso chez les Latinos ! Mais il ne faut pas abuser des gammes, et « on se la jouait » un peu à la Sud-américaine : vers 13 h 30, arrivait enfin le moment attendu d’un petit apéro bienvenu.

Repas sur les tréteaux avec le beau temps, et comme habituellement, chacun avait tenu à démontrer ses talents de « chef cuisinier » et la table se couvrait tour à tour de cakes au jambon, de salades variées, de quiches, de pizzas, de gâteaux tous faits maison, de spécialités régionales et de mets les plus divers. Encore bravo à tout le monde, mais plus dure fut la reprise, vers 15 h 30, et à part une ou deux pauses, nous allions devoir « résister » jusqu’à plus de 20 heures. Au menu, si j’ose encore parler ainsi sans risquer l’indigestion, Julio proposait deux morceaux en l’honneur de nos amis grenoblois : « Amaneceres Fiesta de Italaque » Italaque comme son nom l’indique, et «  Aima » un morceau plus cérémoniel aux influences musicales religieuses post-conquête. Et à la demande générale, un petit San Miguel, avant de passer à table, pour conclure cette première journée !

Au passage, un constat qui n’est qu’une confirmation : le gastronomique commence à rivaliser sérieusement avec le musical dans les stages Wiñayataqui ! Mais la musique aura le dernier mot et les dernières notes, au cours d’une petite peña libre de bonne facture où quelques gouttes de mezcal vont venir à bout des grands pudiques que nous sommes et finir par libérer énergies, guitares, charangos etc…

Dimanche, encore 16 « accros » pour un approfondissement du programme de la veille, une journée qui s’étire un peu plus qu’à l’accoutumé, Julio ne repartant qu’au TGV de 22 heures (faute de places avant). L’accent est donc mis sur les Italaque, travaillés le samedi, avec apport d’octaves et de tierces au final, pour le plaisir des oreilles. Malgré la fatigue, chacun trouve les ressources pour donner le meilleur de lui-même. Vers 17 heures trente, les derniers courageux décrochent, après avoir redressé les lieux.

Notez sur vos agendas : rendez-vous le week-end des 27 et 28 novembre, toujours à Chatuzange, pour le dernier rassemblement de l’année. Nous vous attendons nombreux et sommes toujours ouverts à l’accueil de nouveaux talents confirmés ou en puissance !

mercredi, octobre 6 2010

Ateliers : ça repart !

Nous nous sommes quittés fin Juin, avec rendez-vous pris pour septembre…..Et ce sera finalement le 5 octobre.

Il a semblé plus prudent à Martine de souffler quelques jours de plus, afin de ne pas trop se disperser au moment de la mise en place d’un trimestre d’apprentissage musical sur le thème de l’Amérique latine avec l’école du Chatelard à Châteauneuf sur Isère, sous l’égide de Kantuta.

Le jour des ateliers, après avoir consulté les participants en juin, a changé pour des impératifs de salle à la MJC.Nous nous retrouverons donc cette année, les mardis soirs à 20 heures 30, toujours à la MJC Jean Moulin à Bourg les Valence.

Nous évoquerons ensemble le contenu et la fréquence de nos rencontres, Nous sommes toujours ouverts à l’accueil de débutants ou aficionados, la plupart des souffleurs de la saison écoulée étant de retour. Je pense pour ma part que sur un plan pédagogique l’apprentissage de nouveaux morceaux restera de mise (en lien si c’est possible avec les stages Wiñayataqi) et nous nous attacherons à réviser et améliorer notre répertoire, avec le souci de « lâcher » progressivement nos tablatures. Rendez- vous est donc pris mardi soir à 20 heures 30 à la MJC.

lundi, juin 21 2010

Bilan du troisième Week-end 2010 de Stage Wiñayataqui

Wiñayataqui ("Ce qui se perpétue")

Les 12 et 13 juin a eu lieu le troisième stage de flûtes traditionnelles de cette année 2010, sous l’égide de l’association Kantuta. En la circonstance, nous avions décidé de délocaliser l’évènement pour aller au devant de nos amis montagnards de l’Isère, de Savoie et Haute Savoie, plus précisément à Allevard les Bains. Nous nous y étions engagés afin de permettre à tous ceux pour qui la Drôme est une « contrée lointaine inaccessible » de venir en voisins  « taquiner » le siku. Cette initiative s’est avérée fructueuse puisque nous étions 20 participants inscrits à ce stage dont une grande majorité venus des régions de Grenoble, Chambéry et Bourg Saint Maurice.

Julio était arrivé à Valence TGV vendredi soir, et samedi à 10 heures précises nous arrivions de Châteauneuf et étions à pied d’œuvre.

Notre fidèle Magali, avait la délicate attention de mettre à la disposition des stagiaires une imposante maison familiale. Le lieu était accueillant et adapté à l’évènement, une météo clémente, nous permettant même de jouer en extérieur le samedi et le dimanche.

Allevard_12_et_13_juin_2010-24-1.jpgPas de grand débutant sur ce week-end, mais des sikuristes de différents niveaux, et ne connaissant pas forcément le répertoire tourné sur les rencontres précédentes. Mais l’habileté pédagogique de Julio, les paper-boards préparés par Martine et la pugnacité des stagiaires allaient s’accommoder de tout ça ; sans compter avec la copieuse séance d’échauffement à base d’exercices aussi variés que complets : à vous  « couper le souffle », si j’ose m’exprimer ainsi !

Le projet à court terme de notre animateur préféré : emmener une troupe de flûtistes au Festival d’Avignon où il sera musicalement présent en juillet pour une petite  « soufflerie » vauclusienne. Pour ce faire le programme de ce week-end de stage était tout tracé et tout le monde a vu ou revu avec plaisir, Ayarachi, San Miguel, et Abya Ayala. Abya Ayala ? Oui oui, une petite compo du coach, qui se profile en vue du festival dans la cité des Papes ; un petit morceau de bravoure dont il a le secret avec des contre temps et des syncopes à l’envie.

Voila, ce fut un stage avec sa rituelle peña libre du samedi soir, un maximum de stagiaires investissant la maison pour dormir sur place et se retrouver le dimanche encore fort nombreux, puisque 18 étaient toujours présents, pour savourer jusqu’au bout le doux plaisir du « souffle partagé ».

Après Avignon ou se rendront quelques sikuristes affûtés, les retrouvailles sont prévues pour le week-end des 9 et 10 octobre en Drôme.

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