Intiwatana

8 novembre 2009

Bilan du Sixième Week-end de Stage Wiñayataqui

Wiñayataqui ("Ce qui se perpétue")

Chatuzange « Fin de cycle »

Pour cette ultime édition 2009, nous nous sommes retrouvés une dernière fois, chez notre amie Geneviève, les 7 et 8 novembre.

Ces retrouvailles avaient une saveur particulière, puisque au-delà d’un stage de travail et d’approfondissement, les hasards du calendrier, avaient placé cette rencontre une semaine avant l’évènement dont je vous avais parlé précédemment : la célébration du centenaire de la découverte des écrits de Guaman Poma de Ayala, au Théâtre de la Cartoucherie à Vincennes, avec entre autre la participation d’une troupe inter-régionnale de sikuris issus en majeure partie des stages et ateliers Wiñayataqui.

20091107_18.56_010-1.jpgJulio notre « mentor » mobilisé sur les ateliers parisiens le vendredi soir, n’est arrivé pour une fois que le samedi matin, mais en pleine forme comme il en a l’habitude.

Nous allons pouvoir le constater au cours du week-end, ou il va monter d’un cran le niveau d’exigence vis-à-vis de ses élèves. Le groupe est conséquent, et outre la présence des fidèles (les régionaux Drômois, et nos amis Gapençais Aude et Yves que je salue au passage), il bénéficie de la venue de Yann et Marc des ateliers de Paris, ici pour assurer le lien, et de nos voisins Grenoblois parmi lesquels Armelle et Magali, vont se joindre à la délégation régionale pour le voyage du 15 à Paris. Cette délégation comprendra donc également six Drômois : Estelle la benjamine, David, et Martine, Philippe, Samuel et Patrick, musiciens d’Intiwatana.

Le répertoire est maintenant calé, et repose sur les 4 morceaux choisis par Julio, que nous allons tourner en boucle en insistant sur la qualité du son, et sur la rigueur de la rythmique. Nous prendrons le temps le dimanche, pour voir ou revoir, un Italaque Wallima, un Wayno Bolivien Lakitas, et La Diane, petite nouveauté du « Chef » .

Ce stage fut aussi l’occasion de rester fidèle à notre tradition conviviale du bien boire et bien manger, avec quelques surprises gastronomiques concoctées par notre Chef(taine) habituelle, et une « Peña » du samedi soir de qualité.

Ce dernier rassemblement va connaître son point d’orgue, dimanche prochain à Paris, mais rassurez-vous, nous avons déjà évoqué la saison future, ou d’autres bons moments se préparent. Le bilan très positif de cette année 2009, va nous aider à surmonter les obstacles pour franchir de nouveaux paliers, et nous sommes preneurs pour accueillir toutes énergies positives qui se joindraient à nous dans l’élaboration et l’organisation du programme 2010, dans le cadre des objectifs de l’Association « KANTUTA ».

Hasta lueguito

7 novembre 2009

Le CD des concerts « Misa Criolla »

Entre Janvier et septembre 2009 Intiwatana et la chorale Croc Cadence ont produit conjointement pas moins de 11 concerts entre Drôme et Ardèche.

Ces spectacles sous-tendus par l’œuvre d’Ariel Ramirez « La Misa Criolla » faisaient partie d’un projet ambitieux : apporter une aide financière à l’agrandissement du Centre Infantile GENA au nord de QUITO en Equateur. Les objectifs fixés ont été atteints et même dépassés.

Nous savions au départ que cette aventure musicale entre un groupe de Musique Andine et une chorale allait être passionnante, mais s’inscrivait d’emblée dans une durée programmée éphémère. Il est apparu à tous « au milieu du gué » que pour éphémère qu’elle soit, cette histoire ne pouvait s’achever sans qu’un témoignage ne subsiste, qu’une empreinte ne se grave, qu’un souvenir ne perdure.

Ce témoignage est arrivé récemment sous forme d’un CD enregistré en direct et « sans filet » lors d’un de ces concerts (à Saint Donat), reprenant la quasi-totalité des œuvres interprétées, par Intiwatana en première partie (dont deux morceaux avec les grandes orgues) par les mêmes et la chorale en seconde partie (dont la Misa Criolla) Intiwatana va maintenant continuer à porter le flambeau de cette expression Latine qui lui est chère, et vous propose ce CD à la vente lors des spectacles à venir, et directement en ligne sur ce site.

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Vous pouvez écouter ici quelques extraits de ce CD et nous contacter pour passer commande. Contre l’envoi d’un chèque de 15 € (12 € + frais de port), nous vous ferons parvenir cet enregistrement, témoignage d’une magnifique aventure humaine.



Tracklist :

Intiwatana
01 - Kullakita
02 - Indio Irlandes
03 - Tren De La Vida
04 - Llaqui Runa
05 - Negro Alegre
06 - Gran Zamponada
07 - Chimbaloma Cayadora
08 - El Imposible
09 - Dulce Mirada
10 - Sariri Del Ande
Intiwatana et Croc'Cadence
11 - Hanaq Pacha
12 - K'arallanta
13 - Vasija De Barro

Misa Criolla
14 - Kyrie
15 - Gloria
16 - Credo
17 - Sanctus
18 - Agnus Dei

24 octobre 2009

INTIWATANA et les ateliers de flûtes traditionnelles

                               Depuis de longues années des musiciens du groupe, entretiennent des liens étroits avec le clan des souffleurs invétérés, cercle restreint de passionnés, avec lesquels nous essayons de cultiver des relations suivies et constructives. Dans l’hexagone, quelques centaines de « fous » du soufflet, se réunissent dans leur région, leur chapelle, leur microcosme, pour satisfaire à leur addiction favorite : la flûte de pan !

Nous poursuivons nous, une idée, depuis des lustres (d’autres l’ont fait avant nous, d’autres le feront après !) : fédérer un grand nombre de ces fans pour partager notre plaisir. Il est bien connu que plus on est de fous(fleurs) ! Plus on rit ! Nous voulons cependant afficher notre originalité dans l’affirmation du respect que l’on témoigne à nos « grands frères » venus du continent Sud-Américain, en valorisant leurs compétences et leur savoir faire, et en nous efforçant de promouvoir leur culture. C'est le principe que nous avons adopté, à travers la série de stages qui ont été organisés par l'association Kantuta, sous la haute autorité de notre ami Julio Arguedas, musicien professionnel, et de son suppléant et complice Evert Tito.

Et là, bonne nouvelle, après les stages :

LES ATELIERS ! ! !

La MJC Jean Moulin à Bourg les Valence, a accepté de nous accueillir, pour insuffler notre passion aux amateurs de la région. Le créneau qui nous est accordé sera le Lundi soir à 20h30.

Débuts le lundi 9 novembre

Nous espérons avoir suffisamment engrangé au fil des ans pour pouvoir faire passer notre acquis, et les membres aguerris d’INTIWATANA vont assurer l’accompagnement des participants.

Ces ateliers seront ouverts à votre curiosité et à vos attentes, mais pour notre part, nous espérons qu’ils seront aussi une étape, un tremplin vers d’autres perspectives et d’autres projets.

Les « mordus » qui ont commencé les stages sur la région cette année, sont bien sûr attendus, et nous serons comblés que d’autres amateurs débutants, musiciens ou non, (pas de connaissances musicales requises) viennent se joindre au groupe. Le matériel vous sera fourni, l’association KANTUTA assurant le parrainage.

Parlez-en autour de vous, si possible, ne venez pas seuls, car cette musique se pratique par paires

17 octobre 2009

Des nouvelles d'Intiwatana

INTIWATANA en animation

Les actualités en étaient restées pour le groupe à une ultime représentation de la Misa Criolla à Saint-Marcel les Valence empreinte de beaucoup d’émotion en présence de Marianne Roy.

Ce samedi 17 octobre, avait lieu la soirée traditionnelle « desserts » de l’association Kantuta. Jacqueline Louvigné et Marie Thérèse Grimault étaient invitées, et présentaient en cette occasion leur livre « Femmes en chemin avec le peuple des Andes », après 28 années passées en Equateur.

La salle des fêtes de Peyrus accueillait un public curieux de leur témoignage et de leur vécu, auprès des communautés rurales et urbaines d’Equateur. Les membres d’INTIWATANA assuraient gracieusement la partie musicale, en qualité de musiciens bien sûr, et pour partie d’entre nous, en tant que militants associatifs. Nous avons tous pris grand plaisir à communiquer avec ce public chaleureux. Nos deux invitées étaient trop heureuses de raviver de vieux souvenirs au son de quelques « Sanjuanitos », et la soirée s’est achevée sur des pas de danses improvisés.

Sam le retour ?
Plus d'informations prochainement sur le site...

5 octobre 2009

Bilan du Cinquième Week-end de Stage Wiñayataqui

Wiñayataqui ("Ce qui se perpétue")

Chatuzange « deuxième »

Nous on aime (et ça rime !)

Pour cette reprise d’octobre, nous sommes restés fidèles à la campagne de Chatuzange et au cadre bucolique et accueillant de « La Perelle ». Cette imposante bâtisse, nous offre la possibilité de travailler en intérieur, en extérieur, ou en semi couvert sous le grand hangar, endroit par ailleurs propice, nous l’avons constaté ce samedi, à la prise de son. La qualité de l’accueil de Geneviève, notre hôtesse, une fois de plus au « top », et son hospitalité nous facilitent en outre bien les choses. De plus Mister Météo nous avait réservé un week-end de rêve, et octobre ou pas, l’option « extérieur » a largement prévalu.

Pour ce stage, un petit évènement : Julio la mort dans l’âme, avait dû renoncer pour raisons professionnelles de prime importance. Ce fut pour nous l’occasion de revoir avec grand plaisir, notre ami Evert Tito, vieux complice de Bolivia Manta, qui avait déjà co-animé le stage de Vesc en 2007 (avec Carlos). Une fois encore, la qualité des participants fut un gage de réussite, que ce soit les débutants de l’année qui progressent à grand pas, les nouveaux venus qui s’intégrèrent sans difficulté, les anciens qui assurèrent la solidité du cadre. Et nos amis Grenoblois étaient de retour comme ils l’avaient promis !

18 stagiaires le samedi, 17 le dimanche, ça sonnait clair et fort !

Les grandes lignes du programme étaient bâties autour du répertoire en gestation pour le 15 novembre. Vous allez me dire : « mais c’est quoi ça le 15 novembre ? ». J’avais effleuré le sujet lors du dernier stage, et précisé le projet de notre « mentor » lors de notre prestation de Satillieu en juillet : Julio, s’est fixé le challenge de réunir sur une scène parisienne à cette date, des représentants issus des stages Wiñayataqui, des membres des ateliers parisiens, et quelques sikuristes de ses proches connaissances. La scène du Palais de l’UNESCO avec toute sa symbolique, était pressentie. Je ne m’attarderai pas sur les obscures raisons qui n’ont rien de musical, qui vont finalement nous obliger à un repli stratégique, sur une autre scène, mais l’envie étant plus forte que tout le reste, ce ne sera qu’un « petit détail » ! Et le théâtre de la cartoucherie de Vincennes, c’est pas mal non plus ! On peut penser que cette première aura des suites, et que les absents, y compris les débutants des stages 2009, trouveront à l’avenir l’occasion de démontrer leur talent lors de manifestations en public; le noyau des « Drômois » va s’y atteler.

Pour en revenir au répertoire, 4 titres étaient au menu, et le seront encore en novembre : Machulas K’antu, Sankayo Pankara, Santiago de Waata et San Miguel.

Chatuzange_3-4_oct_09_27-01.jpg Avec Evert, Nous nous sommes attachés à travailler sur le rythme et les syncopes des morceaux, et les choses avancent mais il reste encore du boulot ! Nous avons relâché un peu dimanche en fin de journée, Evert nous faisant découvrir un petit nouveau de Taquile dont le titre est resté mystérieux !

Pour la suite et fin, de la série 2009 (en attendant 2010), le site de Chatuzange, sera conservé si Geneviève est disposée à nous accueillir de nouveau. La possibilité d’héberger sur place, pour une participation modique (10 € / nuit) les stagiaires venant de loin, est un plus. Nous avons tenté pour le stage d’octobre, de ramener la participation aux repas de 7 à 6 €, en gérant au plus près. (Merci encore aux participants d’être précis sur leurs inscriptions)

C’est une nouvelle occasion d’adresser des remerciements appuyés à Martine (comme vous l’avez tous fait ce week-end), Martine qui est en charge de la logistique, et pour qui les week-ends de stages commencent le vendredi matin par les courses et la cuisine, condition première pour elle si elle veut pouvoir aussi souffler dans les tuyaux le samedi et dimanche.

C’est sur ces considérations plus terre à terre, que nous allons nous quitter, en disant « bienvenue à vous » stagiaires des 7-8 novembre, venez nombreux pour cette conclusion 2009.

Dernière précision : nous attendons des réponses imminentes à nos sollicitations, pour débuter sur la région valentinoise des ateliers de sikuris, avec le souhait de partager notre plaisir et de former la relève ! Des détails dans un prochain billet sur ce site.

30 septembre 2009

Concert Misa Criolla, 26 septembre 2009

J’ai attendu la date du 26 septembre, et cet ultime concert sans impatience excessive, mais avec le souci du rituel qui aide à ne pas céder à la pression qui enfle doucement.

Quelques échanges de messages, deux semaines en amont, pour planifier :

  • l’affichage
  • les annonces dans la presse
  • l’organisation de l’intendance
  • les horaires...(merci la logistique aussi discrète qu’efficace de Kantuta !).
  • Une répétition d’Intiwatana une semaine avant, qui se retrouve pour
  • une soirée de travail avec la chorale Croc’Cadence, fidèle comme aux premiers jours, l’avant-veille du « Grand Soir »...

Marianne, je t’avais rencontré, déjà à maintes reprises, chaque fois que tu revenais en visite en France, te ressourcer auprès de ta famille et tes amis, et cultiver ce lien si diffus mais si solide, entre le cercle de tes proches ici, et « tes » centaines d’enfants la bas à Quito.

J’avais fait ta connaissance, lors de mon premier voyage en Equateur, il y bientôt 18 ans. Nous avions été quelques modestes « gringos » à retourner, par deux fois pour certains, consacrer 4 ou 5 jours de notre voyage dans ce beau pays, à des travaux de peinture et de bricolage dans le centre infantile. Nous avions alors, partagé, en ces occasions, ton quotidien, celui des enfants et du personnel, quelques moments festifs inoubliables et reçu bien au-delà de ce que nous avions pu modestement donner.

Te retrouver donc ici, dans cette église, à deux pas de chez moi, pour t’offrir et te dédier ce concert avec toute cette merveilleuse équipe de chanteurs de musiciens et de bénévoles, rassemblés pour toi c’était FORT !

En outre depuis le temps que nous parlions de toi, de cette mission que tu t’étais assignée il y a bien longtemps, et de tout ce que l’on dit de toi et qui peut froisser ta modestie, c’était un vrai bonheur de te présenter à tous au final.

Je ne m’attarderai pas sur les émotions ressenties, les gestes empreints de discrétion, et les sentiments exprimés dans la pudeur. Disons simplement Marianne, que ce samedi soir, pendant que nous jouions, des images fortes et des moments intenses ont ressurgi sur l’écran de mes souvenirs, en même temps que je sentais monter derrière moi des voix galvanisées par ta discrète présence.

Pour terminer, il faut quand même mentionner la belle réussite de cette ultime soirée, une église encore une fois bien garnie, un récital bien rôdé, un dernier moment de joie partagée.

Ce sera la remise officielle du fruit de notre projet, au-delà de nos espérances ! Puisque grâce à la solidarité de tous, spectateurs et sponsors compris, c’est une somme de 11000 € 00 que l’association Kantuta aura l’honneur de remettre à Marianne. Une dernière collation et un pot bien mérité, viendront parachever la soirée et clore l’aventure commencée il y a de longs mois. Remercions ici l'hospitalité de l'école de musique de Saint Marcel, grâce au rôle d'intermédiaire joué par Mr Pascal, de l'association « Drôme Solidarité » grâce à l’hospitalité de l’école de musique de Saint Marcel.

Il va falloir s’habituer à parler de la Misa Criolla 2009 au passé ! Snif !

25 juillet 2009

Satillieu 2009... Ils l’ont fait !

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A l’origine, un simple contact pour INTIWATANA, suite à une précédente animation, sur la région (à Ardoix). Nos costumes avaient séduit (j’espère que la musique avait été appréciée également !), et il nous était proposé par le comité des fêtes de Satillieu en Ardèche de venir défiler en musique, à l’occasion de la Fête Nationale le 14 juillet, en apportant la touche des musiques du monde. Nous devions ensuite en fin de défilé jouer quelques morceaux en alternance avec d’autres formations.

Coup du sort, Intiwatana n’allait pas pouvoir être au complet pour cet évènement, J ean-Pierre étant absent. Déjà compliqué de défiler à 6, alors à 5…..Vous pensez !

                               Rapidement l’option était prise, de rechercher du renfort, localement tout d’abord. Puis les contacts ayant été noués lors du dernier stage de flûtes traditionnelles, l’info faisait tâche d’huile, et au final ce sont 11 souffleurs qui allaient se faire entendre en ce jour de fête, à Satillieu. Tout le monde y allait de son petit coup de fil et de son pouvoir de persuasion (et on n’a pas eu à beaucoup insister !), mais chacun sait que quand un souffleur entend le vent des hauts plateaux, il ne compte plus, notamment les kilomètres !

Ainsi, Yann et Marc nous venaient de Paris, Yves de Gap, David de Bourg les Valence et Samuel de Montmeyran, tous sikuristes patentés et chevronnés. Et j’ai gardé le meilleur pour la fin : Julio notre ami, animateur des stages, qui était libre, venait lui aussi spécialement de Paris pour prêter mais forte et surtout apporter son immense expérience.

Il traçait aussi comme je l’ai déjà évoqué récemment, son sillon : auditionner et jauger sur pièce des souffleurs émérites, fédérer les ateliers « trad » de Paris et de province (en l’occurrence ceux de la Drôme, pour commencer) Il faut savoir que Julio caresse un beau projet : une prestation à l’UNESCO en novembre, pour célébrer Felipe Guaman Poma De Ayala et commémorer sa précieuse chronique illustrée.

Après un rassemblement, un pique nique convivial et une mise en « souffle » au bord de l’eau, nous rejoignons le défilé vers 15 heures à Satillieu. Et, c’est suivis de quelques familiers et amis (qui allaient pour certains - encore merci à eux - assurer la partie reportage) que nous voici en route pour déambuler dans les rues du bourg pendant une heure. La foule est présente, le beaux temps aussi, et mis à part quelques pétarades et vapeurs de pots d’échappements, tout est propice à la musique.

Calés entre une batterie fanfare et une banda, il va nous falloir garder nos distances et ne pas ménager nos souffles pour nous faire entendre. Tour à tour, nous allons interpréter pour nos amis et voisins Ardéchois : Machulas K’antu, Santiago de Waata, Sankayo Pankara, et San Miguel, avec quelques haltes aux carrefours, pour jouer en cercle selon la tradition. En fin de défilé et comme prévu, nous nous retrouvons sur la place pour jouer quelques autres morceaux au plus près de la foule. Nous croyons ressentir au-delà d’une vraie curiosité, quelque intérêt pour cette musique venue d’ailleurs, que l’on n’a pas l’habitude d’entendre dans nos contrées et nos villages.

  Tiens, ça pourrait donner quelques idées ! Mais au-delà, cette journée est une étape et un test important sur la voie de l’objectif à atteindre en novembre. Nous avons pu tester en groupe restreint « le son » que nous étions capables « d’envoyer », et la teneur des harmonies rendues, notamment les quintes et les octaves. Il me semble qu’un collectif est en train de naître, collectif qui sûrement va se renforcer, se trouver des motivations et une dynamique. Il fallait en poser les assises, le noyau indispensable autour duquel le fruit va mûrir : c’est fait !

En ce 14 juillet au soir, quelques agapes au siège de l’association « Kantuta Drôme », à Châteauneuf sur Isère, un barbecue, quelques bouteilles, la peña libre bien sûr, et apothéose : un feu d’artifice quasiment dans le jardin, les pieds sous la table !

Je ne peux en ce jour, omettre d’avoir une pensée particulière, justement pour les bénévoles de l’association Kantuta qui oeuvrent et nourrissent nos projets dans l’ombre (voir le site d’Intiwatana), et pour le blé qui lève : à savoir les nombreux stagiaires absents aujourd’hui. Je sais que leur tour viendra rapidement de trouver l’aboutissement de leur travail, de leur constance et de leur fidélité, dans le plaisir profond de se produire en groupe lors d’évènements festifs prochains.

Cadeau pour partager la fête avec nous : quelques vidéos et photos sur le vif.

Vivement novembre, et vive Satillieu 2009 !

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18 juillet 2009

Concert Misa Criolla, week-end du 3 et 5 juillet 2009

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Nous avons souhaité très fort, que finisse en beauté la série des 10 concerts de la Misa Criolla, prévus de janvier à juillet avec nos amis de Croc’Cadence et l’association Kantuta. Souhait exhaussé ! - Accueil chaleureux et bonne affluence à Die le vendredi soir, malgré la fête foraine voisine, dont nous ont complètement isolé les murs épais de la vieille et majestueuse Cathédrale. Beaucoup d’écho vu la « hauteur sous plafond », mais le public nombreux et une sono réglée au poil près par nos « experts », ont bien atténué le phénomène de réverbération du son que nous appréhendions après la petite répétition de fin de journée.

Le plaisir est toujours là pour nous choristes et musiciens, je crois même que la moindre tension au fil des dates qui s’égrainent, nous permet de mieux « ciseler » certains passages, à condition de ne pas trop se relâcher tout de même ! Le vieil orgue a bien rempli son office, et un petit frisson vous parcourt lorsque vous pensez à toutes ses voix qui sont venues se briser contre ces cintres hors d’âges, et qui, bien avant que vous ne soyez de ce monde, ont fait trembler ces voûtes séculaires ! Die s’étant achevé sur une bonne note (jeu de mot involontaire !), nous avons pour la première fois, pu bénéficier d’une journée de repos bien venue en ces temps de chaleur estivale, du vendredi soir au dimanche après midi.

          Nyons - son temple coquet et un conseil presbytéral accueillant - dans une moiteur orageuse de fin de week-end, la clôture en Drôme Provençal .va se révéler un final rayonnant. Le vertige de la feuille blanche pour l’auteur compositeur, n’a d’égal que l’angoisse de la salle vide pour le concertiste. Très vite, dès 16h45, les Nyonsais vont nous apporter leur réponse : le temple s’est déjà avantageusement garni ; il va s’avérer un peu « juste » sur le coup de 16h55, à peine 5 minutes avant le coup d’envoi ! Tant pis on va se serrer !

La chaleur est étouffante, l’air lourd, et nous attaquons vers 17h10 après les mots d’accueil et de bienvenue. Rapidement, les gouttes qui perlent de mon front viennent me brûler les yeux et les larmes se mêlent à ma sueur.

Mais pas le temps de s’appesantir, Dans la promiscuité avec le public qui est proche de nous jusqu’à nous toucher, l’émotion passe, l’ambiance monte, et nos ardeurs s’en trouvent galvanisées. La première partie s’achève avec l’orgue qui nous a fait quelques misères en s’obstinant à ne pas vouloir se caler au « La 440 ». De toute façon, chaleur et humidité aidant, nous devons jouer les acrobates en ré-accordant fréquemment les cordes, parfois tout en jouant ! Distribution d’eau à tout le monde à l’entracte, y compris au public, par les soins de quelques choristes dévouées. La seconde partie sera aussi « chaleureuse » que la première, dans tous les sens du terme. Derrière nous, la chorale est tout près, presque au contact, elle nous porte littéralement, l’acoustique est excellente, les voix sonnent clair, dernière ligne droite…..un rappel…..puis deux…..derniers applaudissements…..Vi-dés, le-ssi-vés, mais heureux de cette fin en forme de cerise sur le gâteau.

Un dernier pot doublement apprécié en ce jour, une dernière corvée de rangement de matériel, un petit sikuri d’honneur au moment ou les choristes regagnent leur car…………Et…………. Rendez-vous maintenant avec Marianne Roy en septembre, le 26, vraisemblablement à Saint Marcel les Valence. Et vivement la sortie du « petit », le CD du spectacle, dont la souscription a bien démarré.

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18 juillet 2009

Bilan du Quatrième Week-end de Stage Wiñayataqui

Wiñayataqui ("Ce qui se perpétue")

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S’il fallait un qualificatif à ce week-end de stage, quatrième de la série, ce serait « Champêtre » ! Après Saint Donat et ses locaux spacieux et confortables, ce fut Chatuzange, toujours en Drôme, chez une grande amie de la musique : Geneviève Judes. La rencontre avec la fraîcheur et la quiétude d’un coin de verdure, la force rassurante des vieilles pierres de cette ancienne magnanerie, et le savoir-accueillir et le charme discret de notre hôtesse .

20090627_Atelier_4-2.jpgNous étions 14 pour ce week-end…..Eh oui ! Quelques heureux souffleurs faisaient déjà relâche en ces temps estivaux, mais nous avons l’assurance qu’ils reviendront vers nous à l’automne. Et un nombre pair, que demander de plus pour des sikuristes !

Au programme du samedi : révision de Aguita de putiña, travail approfondi pour les débutants avec Julio sur ce même morceau, puis long travail, d’apprentissage pour certains et de re-mémorisation pour d’autres, sur un monument : Machulas Kantu, Samedi soir petite peña libre devant le barbecue et quelques breuvages (souffler donne soif !), et un petit moment musical partagé avec les membres de l’association de notre hôtesse « musique des Andes et orgues de barbarie » vous voyez le genre ? Non ? Tant pis ! Ce fut l’occasion pour les « vieux grognards » de faire résonner le grand hangar et ses charpentes centenaires des accents d’un sikuri de derrière les fagots appris « à la sauvette » entre 19 et 20h par notre animateur « bien aimé », nom du bébé : San Miguel, un petit bijou.

Pour les quelques courageux du dimanche, 10h30 en piste pour une séance de technique bienvenue, qui ramène, même les plus chevronnés, à l’humilité. N’y voyez aucun signe de masochisme, mais il est parfois doux de souffrir un peu, d’autant plus lorsque le « tortionnaire » sait y mettre la manière. Et après le repas, une ultime séance de révision, où les morceaux qui s’enchaînent vous font rapidement oublier les vapeurs de verveines accumulées depuis la veille au soir, à moins qu’elles ne se transforment ?

Il est temps de se séparer, de prendre date pour octobre, vraisemblablement dans ces mêmes lieux accueillants. Toutefois, il me semble avoir entendu que quelques « forcenés » se donnaient rendez-vous pour filer un vieux coup de main au groupe Intiwatana le 14 juillet à Satillieu pour un défilé « trad » (veinards ces Ardéchois !), des renforts seraient attendus de Paris (si, si, si !) Et peut-être notre ami Julio en personne, qui trace avec méthode son sillon, pour un projet en novembre, mais…..Chut !

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23 juin 2009

Interview du 8 juin à radio BLV

Intervention de membres du groupe Intiwatana, lors de l’émission hebdomadaire « Y a un climat » en direct sur l’antenne de radio Bourg les Valence 93.6 Mhz, le lundi 8 juin 2009 entre 18h30 et 19h45.

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          Sur l’invitation de Jean-Louis DUMAS, animateur de l’émission, Anne-Marie BONHOMME, Martine BUHERNE et Patrick BILLOT, membres du groupe INTIWATANA et de l’Association KANTUTA, étaient conviés, suite à un de leurs concerts de la Misa Criolla, à venir converser à l’antenne durant 1h15. L’échange eut lieu autour d’une large thématique, allant du Groupe INTIWATANA et sa musique, jusqu’au financement d’un projet d’aide à l’extension du centre infantile Gena à Quito en Equateur, en passant par les concerts de la Misa Criolla avec la chorale Croc’Cadence de Chabeuil, et l’historique de l’association Kantuta.

Menu pour le moins copieux, que l’animateur et ses invités surent faire « déguster » aux auditeurs de la station BLV, menu entrecoupé par le passage sur les ondes, de quelques enregistrements de morceaux interprétés par le Groupe, et le Groupe et la Chorale, et réalisés lors du concert de Saint Donat dans la Drôme.

Pour le groupe Intiwatana, Patrick Billot, « votre serviteur » retraça au travers d’un bref historique et d’anecdotes multiples, le parcours de ce groupe Drômois de Musique des Andes et l’état d’esprit qui anime ces musiciens amateurs et professionnels.

Il souligna la notion de collectif au sein du groupe, toujours présente, illustrée par le passage d’une quinzaine de musiciens en quinze ans dans « l’équipe » et les vertus de la complémentarité dans le respect de la diversité.

Anne-Marie Bonhomme et Martine Buherne quand à elles, apportèrent des informations sur les buts associatifs, les projets et les concerts et manifestations à venir :

  • Venue de Marianne ROY et concert Misa Criolla en septembre
  • Projet d’animation et pratique de musique traditionnelle en milieu scolaire (peut-être sur Châteauneuf sur Isère) à la rentrée
  • Conférence sur l’expérience au sein des peuples d’Equateur de 2 religieuses Françaises, en octobre (à Fauconnière, à confirmer)
  • Démarrage d’ateliers de flûtes traditionnelles de Bolivie à l’automne prochain (dans un lieu de la région restant à définir) sous la double tutelle Intiwatana Kantuta
  • Poursuite des stages en octobre et novembre sous la responsabilité de Julio Arguedas, avec un beau point d’orgue qui pourrait être la participation d’un groupe de « Zampoñistes » à une manifestation au Palais de l’UNESCO à Paris

Voilà pour un rapide condensé des sujets évoqués et parfois hélas effleurés, au cours de l’émission. Nous devrions recontacter nos amis de Radio BLV lors de la visite en Drôme de Marianne ROY en septembre prochain.

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