Wiñayataqui ("Ce qui se perpétue")

Les 12 et 13 juin a eu lieu le troisième stage de flûtes traditionnelles de cette année 2010, sous l’égide de l’association Kantuta. En la circonstance, nous avions décidé de délocaliser l’évènement pour aller au devant de nos amis montagnards de l’Isère, de Savoie et Haute Savoie, plus précisément à Allevard les Bains. Nous nous y étions engagés afin de permettre à tous ceux pour qui la Drôme est une « contrée lointaine inaccessible » de venir en voisins  « taquiner » le siku. Cette initiative s’est avérée fructueuse puisque nous étions 20 participants inscrits à ce stage dont une grande majorité venus des régions de Grenoble, Chambéry et Bourg Saint Maurice.

Julio était arrivé à Valence TGV vendredi soir, et samedi à 10 heures précises nous arrivions de Châteauneuf et étions à pied d’œuvre.

Notre fidèle Magali, avait la délicate attention de mettre à la disposition des stagiaires une imposante maison familiale. Le lieu était accueillant et adapté à l’évènement, une météo clémente, nous permettant même de jouer en extérieur le samedi et le dimanche.

Allevard_12_et_13_juin_2010-24-1.jpgPas de grand débutant sur ce week-end, mais des sikuristes de différents niveaux, et ne connaissant pas forcément le répertoire tourné sur les rencontres précédentes. Mais l’habileté pédagogique de Julio, les paper-boards préparés par Martine et la pugnacité des stagiaires allaient s’accommoder de tout ça ; sans compter avec la copieuse séance d’échauffement à base d’exercices aussi variés que complets : à vous  « couper le souffle », si j’ose m’exprimer ainsi !

Le projet à court terme de notre animateur préféré : emmener une troupe de flûtistes au Festival d’Avignon où il sera musicalement présent en juillet pour une petite  « soufflerie » vauclusienne. Pour ce faire le programme de ce week-end de stage était tout tracé et tout le monde a vu ou revu avec plaisir, Ayarachi, San Miguel, et Abya Ayala. Abya Ayala ? Oui oui, une petite compo du coach, qui se profile en vue du festival dans la cité des Papes ; un petit morceau de bravoure dont il a le secret avec des contre temps et des syncopes à l’envie.

Voila, ce fut un stage avec sa rituelle peña libre du samedi soir, un maximum de stagiaires investissant la maison pour dormir sur place et se retrouver le dimanche encore fort nombreux, puisque 18 étaient toujours présents, pour savourer jusqu’au bout le doux plaisir du « souffle partagé ».

Après Avignon ou se rendront quelques sikuristes affûtés, les retrouvailles sont prévues pour le week-end des 9 et 10 octobre en Drôme.