Nous voici à la mi-mars, et quatre mois se sont écoulés depuis « l’escapade » parisienne d’Intiwatana avec les ateliers de sikus Drômois et Parisiens, dans le cadre de l’hommage à Guaman Poma de Ayala à la Cartoucherie de Vincennes.

L’actualité du groupe est restée en semi-sommeil depuis lors, non pas que tout se soit figé, mais disons plutôt qu’il nous fallait souffler quelque peu après les 11 concerts 2009 menés en collaboration avec la chorale Croc Cadence au profit du Centre infantile Gena en Equateur.

Les mois d’hiver, sont pour nous l’occasion de parfaire le répertoire du groupe, de préparer la saison qui vient, et de faire le plein d’énergies positives. Avant de reparler de cela par ailleurs, il semble me souvenir que nous avions au mois d’octobre 2009, évoqué le retour au « bercail » de l’un des premiers musiciens du groupe, puisque présent à l’origine en 1995, et sur les « planches » dès l’âge de 13 ans : il s’agit de Samuel BILLOT.

Je souhaite rester sobre, quand aux commentaires que je ferais concernant cet évènement ; d’abord parce que Samuel étant mon propre fils, je risque fort de ne pas être le plus objectif pour ce faire, ensuite parce que je connais sa sagesse, et sa grande modestie en souffrirait.

Néanmoins, comme j’ai l’avantage de le connaitre « un petit peu » un petit historique s’impose :

  • Il me parait important tout d’abord de dire que Samuel eut à trois reprises la chance, très jeune (avant ses 18 ans), de me suivre en Equateur, au Pérou et en Bolivie, et d’y côtoyer en de multiples occasions des musiciens avec lesquels il put jouer. Il en garde je crois un son de flûte de pan d’une exceptionnelle qualité, et une passion pour la musique traditionnelle. Il en garde aussi je pense le petit plus, de celui qui au cours de ce genre de voyage, sait se nourrir et s’imbiber des émotions et de la culture propre au contrées visitées.
  • Il participera durant quelques années à la première « épopée » d’Intiwatana, avec à la clef l’expérience d’un enregistrement au studio de Grignan, la pratique de la scène lors de multiples spectacles, et quelques festivals en spectateur averti (comme celui de Capvern) ou il apprendra beaucoup.
  • Il fera aussi connaissance durant cette période de quelques  « pointures » de référence, je me limiterai à citer ici Fernando Jimenez, les frères Conde et les musiciens du groupe Awatiñas, ou encore Jorge Cumbo et Florindo Alvis .

Il se mettra en congé du groupe durant quelques années, le temps de s’affranchir de son « paternel », de découvrir d’autres horizons musicaux, et d’assouvir d’autres passions en bouclant ses études «d’ingé-son ». Il sera en ce sens une double ressource pour Intiwatana :

  • un musicien talentueux et confirmé avec un sens critique positiviste et ses qualités de modérateur ;
  • un spécialiste du son et de l’acoustique ce qui n’est pas à négliger pour un collectif de musiciens.

Intiwatana accueille ainsi un septième membre, une gestion nouvelle sur un plan humain et musical, dont il nous reste à tirer le meilleur parti. Sam, bienvenue au club !